Voiture électrique contre voiture essence ou Diesel, quelle est la plus polluante ?

Actuellement, plus de 7 millions de véhicules électriques sillonnent les routes dans le monde contre seulement 20 000 il y a 10 ans. Selon l’Agence internationale de l’énergie, ils seront 23 millions en 2030.

Fustigée de toute part, bouc-émissaire de la vindicte populaire, la voiture électrique serait devenue plus polluante qu’une voiture thermique (même avec une motorisation Diesel). Or, peu de gens comprennent que ce sont principalement les polluants émis à l’échappement des véhicules qui sont très problématiques pour la santé publique.

Coupons court au suspens : une voiture électrique (y compris la fabrication de ses batteries) émet jusqu’à 3 fois moins de gaz à effet de serre (GES) et encore moins de polluants atmosphériques que les voitures à moteur thermique (essence ou diesel) suivant différentes études.
Une réponse cinglante, qui confirme d’autres études précédentes, à l’ignorance qui sévit sur les réseaux sociaux, principalement à cause des politiques, des “influenceurs” qui s’improvisent experts en environnement et des grands médias qui n’arrivent toujours pas à informer de manière objective et sérieuse.

Emissions en gaz à effet de serre (CO2)

Si les émissions en polluants sont effectivement plus importantes lors de la fabrication d’un véhicule électrique par rapport à un véhicule thermique, sur toute la durée de vie de celui-ci, le bilan est nettement en faveur de l’électrique.

Ainsi, au niveau des émissions de gaz à effet de serre – responsables du changement climatique – une voiture électrique a des émissions de CO2 inférieures de 17 à 30 % par rapport à une voiture thermique, selon le mix énergétique de l’UE. Et l’écart sera considérablement plus élevé en 2050 : -73 % grâce à l’essor des énergies renouvelables.

En France, l’ADEME indique dans un rapport paru fin 2017 que “les émissions de gaz à effet de serre induites par la fabrication, l’usage et à la fin de vie d’un véhicule électrique, sont actuellement 2 à 3 fois inférieures à celles des véhicules essence et diesel. Une berline électrique émet en moyenne 2 fois moins (44 % de moins) qu’un véhicule diesel de la même gamme (26 t CO2–eq. et 46 t CO2–eq.), une citadine électrique émet en moyenne 3 fois moins (-63 %) de gaz à effet de serre qu’une citadine essence (12 t CO2–eq. contre 33 t CO2–eq.).”

Des résultats confirmés par une comparaison entre une voiture conventionnelle et une Nissan Leaf électrique (achetée en 2019) qui parcourent toutes les deux 150 000 km : la version thermique émet 3 fois plus de carbone que la version électrique qui devient moins polluante au bout de deux ans.

Une étude comparative publiée fin mai 2020 par l’ONG Transport & Environment (T&E) confirme également cet ordre de grandeur. Quelque soit le pays européen où elle est produite et utilisée, la voiture électrique émet nettement moins de CO2 qu’un véhicule thermique de taille équivalente. Même dans le pire scénario, où la batterie est fabriquée en Chine et la voiture rechargée à partir du mix-énergétique polonais, l’un des plus polluants d’Europe, la voiture électrique demeure plus propre !

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